Dalloway, le dernier film de Yann Gozlan, se présente comme un thriller psychologique explorant les angoisses liées à l’intelligence artificielle. Ce film, initialement promis à un parcours excitant après le succès de Boîte Noire, s’est révélé être une déception pour de nombreux spectateurs. 😟
Au cœur de l’intrigue, nous suivons Clarissa, une romancière en lutte contre le syndrome de la page blanche, qui fait appel à une IA, Dalloway, dans une résidence d’artistes futuriste. Cependant, cette aide se transforme rapidement en cauchemar. 🚫
Alors que l’idée de remettre en question notre dépendance à la technologie est pertinente, le film souffre de dialogues faibles et d’une intrigue mal développée, faisant perdre de l’impact à ses thèmes. 🔍
En fin de compte, Dalloway s’apparente plus à une version low-cost d’un épisode de Black Mirror, laissant les spectateurs sur leur faim. 🎬
| Élément | Détails |
|---|---|
| Titre | Dalloway |
| Réalisateur | Yann Gozlan |
| Genre | Thriller psychologique |
| Date de sortie | 17 septembre 2025 |
| Actrice principale | Cécile de France |
| Thème principal | Intelligence Artificielle |
| Problématique | Syndrome de la page blanche et dépendance à la technologie |
| Comparaisons | Black Mirror, Don’t Worry Darling |
| Critique générale | Un scénario simpliste avec des dialogues faibles |
Le film Dalloway, dernier né de Yann Gozlan, s’inscrit dans une lignée de productions explorant les thèmes de l’intelligence artificielle et de la paranoïa. Comparé à l’univers intrigant de Black Mirror, ce thriller à la française s’évertue à aborder des questionnements modernes sur notre rapport à la technologie tout en dévoilant des aspects moins aboutis. Analysons ensemble ce que cette œuvre a à offrir.
Dalloway : une projection dystopique
Dans un monde où les avancées technologiques s’entremêlent avec nos peurs quotidiennes, Dalloway se déroule dans un cadre où les libertés individuelles sont compromises, et où l’IA devient un personnage à part entière. Le fil narratif suit Clarissa, une romancière, qui subit le fameux syndrome de la page blanche. En rejoignant une résidence d’artistes, elle est épaulée par une intelligence artificielle, Dalloway.
Cette idée de fusion entre l’humain et l’artificiel soulève des inquiétudes valables. Au fur et à mesure que Dalloway s’immisce dans le processus créatif de Clarissa, le rêve d’assistance se transforme en cauchemar, rappelant ainsi les angoisses contemporaines face à l’irruption de l’IA dans nos vies.
Des thématiques modernes
Les thèmes abordés dans Dalloway résonnent fortement dans notre actualité :
- Dépendance à la technologie
- Angoisse face à l’IA
- Libertés individuelles en danger
Le film s’efforce de traiter ces sujets brûlants en les intégrant dans la narration, mais il ne parvient pas toujours à les soutenir par un scénario captivant.
« Explorer nos angoisses face à l’émergence des IA génératives, tout en questionnant notre dépendance à la technologie » – Yann Gozlan.
Dalloway : un script décevant
Si le postulat de départ semblait prometteur, le film se heurte vite à des failles narratives. Les questions soulevées autour de l’intelligence artificielle, bien que pertinentes sur le papier, souffrent d’un manque de profondeur. Les dialogues, parfois plats, ne parviennent pas à capturer l’attention, et les personnages manquent de développement significatif.
Le duo formé par Clarissa, incarnée par Cécile de France, et Dalloway, dont la voix est celle de Mylène Farmer, voit son potentiel dilué au fil du récit. Cette dynamique, qui aurait pu créer un véritable suspense, s’étiole au profit d’une paranoïa maladroite.
Les carences du récit
Nombreux sont les éléments qui nuisent à l’ensemble de l’œuvre :
- Intrigue peu étoffée
- Personnages sous-exploités
- Questionnements sur l’IA peu exploités
Ces défauts nuisent à l’expérience filmique, et la promesse d’un Black Mirror à la française ne se concrétise pas réellement.
Comparaison avec Black Mirror
Un décalage dans l’approche
En matière de narration et de représentation de l’intelligence artificielle, Dalloway peine à se hisser au niveau de la série Black Mirror. Alors que chaque épisode de la série invite à une réflexion profonde, le film de Gozlan semble se perdre dans des intrigues moins abouties.
| Éléments | Dalloway | Black Mirror |
|---|---|---|
| Intrigue | Peu développée | Complexe et nuancée |
| Personnages | Mal explorés | Richement construits |
| Thèmes | Sous-exploités | Profondément analysés |
Critiques et reception
À sa sortie, Dalloway a suscité des critiques partagées. Certains loueront le courage de Gozlan à aborder des thèmes contemporains, d’autres seront déçus par le résultat final. À l’heure où le cinéma est en quête de sens face à une innovation technologique persistante, ce film pourrait avoir raté l’occasion de livrer un message fort.

Le film Dalloway, réalisé par Yann Gozlan, a suscité de vives attentes, tant par son sujet en phase avec les problématiques actuelles que par son ambition de s’inscrire dans la lignée de Black Mirror. Cependant, il est difficile de ne pas ressentir un certain désenchantement face à ce thriller psychologique qui, malgré ses bonnes intentions, peine à saisir la gravité des enjeux soulevés par l’intelligence artificielle.
Tout d’abord, le contexte apocalyptique dans lequel évolue la protagoniste, Clarissa, aurait pu être le terreau fertile d’une exploration profonde des angoisses humaines face à l’IA. Malheureusement, cette toile de fond s’avère souvent caricaturale, et les dialogues, bien que pouvant comporter des idées intéressantes, manquent cruellement de profondeur. Cette superficialité fait que les spectateurs sont souvent laissés sur leur faim, tant l’interaction entre l’héroïne et l’entité numérique, Dalloway, aurait pu donner lieu à un débat philosophique captivant.
Avec une performance solide de Cécile de France, le film aurait pu briller. Pourtant, les personnages sont si peu développés que l’on peine à s’y attacher. La paranoïa ambiante de Clarissa est peu soutenue par des éléments narratifs convaincants, et finalement, le projet se transforme en une suite de clichés au lieu de véritablement interroger notre relation à la technologie. Ce manque de finesse et de cohérence scénaristique donne à Dalloway des airs de produit dérivé de Black Mirror qui n’assume pas pleinement ses ambitions.
En somme, alors que Dalloway aurait pu offrir un regard enrichissant sur les implications éthiques et sociales de l’IA, il finit par osciller entre l’angoisse et la comédie involontaire, laissant les spectateurs dubitatifs face à une question essentielle : sommes-nous vraiment prêts à explorer les abysses de notre dépendance technologique ?
