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Comment j’ai auto-hébergé mon site de tutos Joomla sur un mini-PC Xiaomi

Comment j’ai auto-hébergé mon site de tutos Joomla sur un mini-PC Xiaomi
Finance 14 octobre 2026 4 min
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Comment j'ai auto-hébergé mon site de tutos Joomla sur un mini-PC Xiaomi

Je ne supporte plus les forfaits d’hébergement mutualisé qui te facturent 8 € par mois pour une base MySQL lente et un panneau de contrôle datant de 2012. Alors quand j’ai voulu monter un site de tutos Joomla pour partager mes scripts de personnalisation, j’ai ressorti un vieux Xiaomi Mini PC que j’avais acheté 120 € sur AliExpress. Huit mois plus tard, il tourne toujours, et il héberge aussi mon instance Nextcloud perso. Si tu cherches des ressources pour te lancer, le blog informatique formation-joomla-toulouse.com propose des articles concrets sur Joomla et l’hébergement, bien plus utiles que la doc officielle quand tu débutes.

Un CMS comme Joomla, c’est lourd. Compte 250 Mo pour une install vierge, et ça grimpe vite avec les extensions. Sur mon mini-PC, j’ai mis 4 Go de RAM et un SSD de 256 Go. HyperOS n’a rien à voir là-dedans, hein : j’ai installé Debian 12 directement. Mais le matériel Xiaomi, lui, fait le job. Processeur N100, consommation moyenne de 6 watts. Enfin, 6 watts mesurés avec une prise connectée, c’est pas les 45 watts de mon vieux i5.

Pourquoi Joomla plutôt qu’un autre CMS quand tu bricoles en local

J’ai testé WordPress d’abord. Trop de plugins qui cassent à chaque mise à jour. Joomla a une courbe d’apprentissage plus raide, c’est vrai, mais une fois que tu as compris les menus et les modules, tu peux vraiment structurer ton site sans dépendre de quinze extensions. Pour un site de tutos techniques, c’est un avantage énorme. Tu crées une catégorie « HyperOS », une catégorie « ROMs MIUI », et tu publies tes articles. Pas besoin de builder à la con.

Le vrai piège, c’est la configuration serveur. PHP 8.2, MariaDB, et un reverse proxy Nginx. J’ai suivi trois tutoriels différents avant de comprendre que mon problème venait de la variable upload_max_filesize restée à 2 Mo. Trois heures perdues. Pour installer un template Joomla de 15 Mo, forcément, ça bloquait.

Ce que mon hébergement maison m’a coûté (et ce qu’il m’a fait économiser)

Parlons chiffres. Le mini-PC : 120 €. Le SSD : 28 €. L’alim externe était fournie. Total : 148 €. Un hébergement mutualisé correct pour Joomla, c’est environ 60 € par an. Au bout de deux ans et demi, je suis rentable. Sauf que ça fait huit mois, pas deux ans. Donc non, je ne suis pas encore rentable. Mais j’ai le contrôle total : je peux installer n’importe quelle extension, modifier le php.ini, redémarrer le serveur à 2 h du matin si une mise à jour casse tout.

Autre détail : la sauvegarde. Sur un mutualisé, tu cliques sur un bouton. Chez toi, tu la fais toi-même. J’ai mis un script cron qui exporte la base et synchronise les fichiers vers un disque USB. Simple. Mais il faut y penser. Si tu oublies, tu perds tout.

Les limites que personne ne mentionne

Ton IP résidentielle n’est pas fixe.

La plupart des fournisseurs d’accès bloquent le port 80 en entrée. Free ne le fait pas, Orange si. Donc avant de te lancer, vérifie. Sinon tu passeras par un tunnel Cloudflare ou un VPS relais, et là tu perds l’intérêt du « tout chez moi ».

Ensuite, la sécurité. Un site Joomla exposé sur Internet, c’est une cible. J’ai reçu 47 tentatives de connexion à l’admin en trois jours. Des bots qui testent « admin/admin ». J’ai désactivé l’authentification par mot de passe pour passer en clé SSH, changé l’URL de l’admin, et installé un pare-feu applicatif. Sans ça, ton petit serveur devient une machine à spam en une semaine.

Ce que j’aurais aimé savoir avant de commencer

Ne mets pas ton serveur dans le salon. Le ventilateur du mini-PC Xiaomi est silencieux, mais le disque USB de sauvegarde cliquette la nuit. Je l’ai déplacé dans un placard, avec un câble Ethernet de 15 mètres.

Documente ton installation. J’ai passé un week-end à retrouver la commande exacte pour redémarrer MariaDB après une coupure de courant. Maintenant, tout est dans un fichier texte sur le bureau. Ça paraît bête, mais ça sauve.

Et surtout : teste la restauration. Une sauvegarde non testée, c’est une sauvegarde qui n’existe pas. J’ai découvert que mon script cron écrivait dans un dossier en lecture seule. Deux mois de sauvegardes vides. Depuis, je vérifie une fois par mois.

Héberger son propre site Joomla sur du matériel Xiaomi, c’est viable. C’est même formateur. Mais ce n’est pas magique : ça demande de la rigueur, un minimum de connaissances Linux, et l’acceptation que tu es le seul support technique. Si tu veux juste publier des articles, prends un hébergement classique. Si tu veux comprendre comment fonctionne un CMS de l’intérieur, lance-toi. Mon mini-PC tourne toujours. La semaine prochaine, je tente d’y ajouter un serveur de jeux Minecraft pour mes neveux. Ça va être un autre combat.